Samedi 8 mars 2008 6 08 /03 /Mars /2008 16:20
Moi c'est toujours pareil, j'appréhende le printemps, l'été et les longues journées estivales. Les jours qui rallongent, le ciel qui devient de plus en plus bleu, n'ont de présages qu'un bonheur qui s'illumine autour de moi. Les gens deviennent beaux, souriants, heureux,...

Seulement voilà : Moi, le bonheur des autres, ça me déprime.

Alors je m'enferme dans ma cave et je repense à toutes ces longues soirées d'hiver et ces jours de froide solitude. Alors un heureux mal-être m'envahit et je me sens vivre. Si Baudelaire écoutait en frémissant chaque bûche qui tombe, moi je me réjouis du cri du corbeau dans ces plaines désertes que l'on condamne au repos pour que la moisson soit meilleure l'été venant. Je me réjouis de ce sol durci par une nuit étoilée de décembre.

Mais voilà, le printemps pointe le bout de son nez, les gens se sourient, les couples se refont, la nature s'éveille et moi je plonge dans une profonde mélancolie et je rêve à ces vastes plaines glacées où il fait nuit durant six mois. Nuit qui, de tout son règne immobile et omnipotent, envahit la blancheur éclatante où parfois la lune se réfléchit, soulignant le relief des vallées aussi légères que l'onde marine. Je rêve à cette terre où la chaleur oppressante n'a pas de place, cette terre où tout s'immobilise y compris le temps.


Comme le disait Anaïs "Je hais les couples qui me rappelent que je suis seule"
Par Gerard Manfroy
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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /Sep /2007 04:18
L'homme à l'ombre des astres
dans une symphonie de désastre
puisant dans l'innocence
son pouvoir, sa puissance.

La femme, douce et volubile
de par sa nature docile,
offrant au monde, c'est inné
cet enfant à peine nait.

L'enfant rejetant l'amer,
dans son monde éphémère,
ne se fera pas complice,
de ce rite, ce sacrifice.

Alors qu'on amène à l'autel
ce petit enfant frèle.
face à la lame affûtée,
ne sera pas plus futés.

huitième jour de naissance,
le jour de l'alliance,
comme coutumes et us
il perdra son prépuce.
Par Gerard Manfroy
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Mardi 4 septembre 2007 2 04 /09 /Sep /2007 04:15
Il est 19 heure quand je m'éveille
au lointain disparaît le soleil.
Je parcours les rues tristes et mornes
sur l'orangé tapis l'automne
De moi s'approche un pas délicat
je le sais, ce sera elle ma proie.

Elle, tout en franchissant ma hauteur,
d'un parfum me renvoie la saveur
du vieil élixir couleur vermeille,
d'un sang doux et chaud comme le bon miel.
Je m'avance vers la frêle nuque,
tel l'insecte se délectant du suc.

Posant les mains sur ses épaules,
alors de mes doigts je lui frôle,
sa nuque frêle et parfumée,
aux vertèbres bien dégagée.
Une chaleur intense monte en moi,
comme assis devant le feu de bois.

Elle, tout en se retournant,
de ses lèvres couleur sang,
de son souffle si brûlant,
éveille en moi le volcan.

Dans la chaleur de son corp,
dans l'humide réconfort.
je la sentais si fort,
jaïlli le fruit de l'effort.

J'en garde encore la trace,
ce cette créature fugasse,
puisqu'en moi pris place,
l'homme aux plaisirs salasses.

C'est ainsi que cette créature de nuit,
un soir de pleine lune, me donna la vie.

Prends garde à toi,toi la toute jeune fille,
puisque cette fois, c'est sûr, je suis maudit.
Par Gerard Manfroy
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Dimanche 12 août 2007 7 12 /08 /Août /2007 11:49

 

Sur la plage, du borivage,
ébahi par ton visage.
Parmi ces borinageurs
je fus l'élu de ton coeur

Parmi les détritus flottant,
des individus te convoitant.
J'ai su gagner ton coeur,
t'apprivoiser tout en douceur.

Tout en douceur

Sur la plage du borivage,
mon amour moi qui surnage
Ces borinageurs me guettent;
un Jet ski me heurte la tête

Parmi les détritus flottant
je perds des litres de sang
Les borinageurs qui gagnent
ton coeur et moi je stagne.

Et moi je stagne

Sur la plage du borivage,
mon amour, je fais naufrage
J'ai hélas perdu ton coeur.
Toi tu voulais que le meilleur.

Parmi les détritus flottant
et les odeurs de carburant,
entre un chien et deux rats morts,
toi tu regardes flotter mon corps

toi tu regardes flotter mon corps

Sur la plage, du borivage,
ébahi par ton visage.
Parmi ces borinageurs,
je ne fus pas à la hauteur

Par Gerard Manfroy
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /Juil /2007 04:40
Quand je me sens fort seul,
je vais chez Valentine.
Qui décore de glaïeul,
son espace, sa vitrine.

Sachant guérir les coeurs,
tout au fond de son nid.
Apportant la douceur,
d'un bel après midi.

Elle apporte dans nos vies,
les étoiles de la nuit.
Elle nous offre du bonheur,
avec tant de fraîcheur.

Même si c'est pas gratuit,
on en rêve la nuit.
Puisqu'elle est notre lune,
notre plaisir nocturne.
Par Gerard Manfroy
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Samedi 14 juillet 2007 6 14 /07 /Juil /2007 21:09
Vous ai-je déjà dit que j'étais chirurgien amateur ?
Voici une anecdote qui fit le bonheur,
de cette jeune fille en pleur.


Un jour, alors que je traversais le village,
une jeune dame pleurait à mon passage.
Elle me demande, d'une voix délicate,
si je peux m'occuper de sa petite chatte.

Je la caresse, elle  est chaude et  humide.
Faut dire que cet été est vraiment torride.
J'introduis mon thermomètre par derrière.
Il est vrai, je connais les bonnes manières.

Heureusement la bête n'est pas trop malade,
de mon gros tube j'en extrait de la pommade,
que j'applique, délicatement, sur la pelade.
Tout en massant, je mets fin aux jérémiades

Folle de joie, la jeune dame m'en remercie
et me propose de revenir quand j'en ai envie.
Cela me fait toujours, énormément, plaisir
d'être ainsi appelé et de pouvoir servir!
Par Gerard Manfroy
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 15:21
Violette, à l’aube de ses treize années,
cueillait fleurs fraîches et parfumées.
Assise, sur l’herbe verte, en tailleur,
trouva, entre ses jambes, une autre fleur

Sous son textile ,léger et délicat,
Violette ose enfin franchir le pas.
De sa fraîcheur, la demoiselle,
ôte, déterminée, la frêle dentelle

Désirant atteindre son pétale luisant,
en étirant ses doigts délicatement,
caresse, avec tellement de douceur,
le doux pétale de la douce fleur

Enfin, dans sa fraîcheur matinale,
elle trouva ce plaisir fort peu banal.
Dorénavant, à chaque occasion,
Violette saura jouir de la saison.
Par Gerard Manfroy
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 13:07
Cet été sous un soleil brûlant,
nus dans l’herbe des champs,

je sentais ton souffle appelant

à mes désirs les plus ardents


L
e jonc qui te caresse les lèvres
fait, en moi, monter la fièvre.
Elle, se sa bouche vermeille,
s’offre à moi de tout son fiel


N
ous nous sommes fort aimé,
toute la nuit jusqu’à la rosée.
Oubliant dans cette torpeur,
d’éteindre mon vieux tracteur


Moralité


Q
uand tout mon carburant fut avalé.
Je dus, suffocant, tout assumer.
Plus une goutte dans le moteur,

pour terminer mon dur labeur.
Par Gerard Manfroy
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 11:13

Quand le jour se lève,
tu restes mon plus doux rêve.
Quand je suis sur mon tracteur,
tu résonnes dans mon cœur.

Sur ton domaine j’imagine
que de mon, arbre scindant l’horizon,
s’enfonce et s’enracine,
au sein de tes lieux les plus profonds

Mes allées et venues sont,
au creux de tes lèvres,
la raison et la passion,
qui résonnent dans ma plèvre.

J’aime cultiver ta terre,
propice à la montée de la sève.
Respirer ton grand air,
quand nos plaisirs s’achèvent

J’aimerai, à mon aube létale,
une dernière fois, en guise d’adieu,
caresser la corolle de ton pétale
et y entreposer mon don précieux

Je voudrai, que mon dernier supplice
soit, avant de pénétrer dans l’office :
tu prennes solennellement le cierge
comme le ferait, une sainte vierge.

Par Gerard Manfroy
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Vendredi 13 juillet 2007 5 13 /07 /Juil /2007 10:54
Marguerite à l’amour en tête,
Tout comme Rose et Violette.
Voulant goûter aux fleurs du mal,
ignorant tout du parfum létal

Les fleurs du mal sont envoûtantes,
tant leurs longues tiges sont attirantes.
Offrant leurs cœurs à tout bout de vent,
goûtant du boutons jusqu'au chiendent

Quand elles eurent, de l’amour, tout goûté.
Des épines poussèrent sur les rosiers.
D'avoir sucé le venin sécrété par la sève,
on les retrouva, mortes, étalées sur la grève

Si le colchique est une fleur de beauté,
son poison n’en est pas moins redouté.
Alors l’amour laisse place aux regrets,
d’avoir mésestimé, ce doux piège si velouté
Par Gerard Manfroy
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Présentation

  • : Le blog de Gerard Manfroy
  • Le blog de Gerard Manfroy
  • : poète campagnard Culture
  • : Je me présente : Je suis Gerard Manfroy, de la Bowette de Beuvrauw, petit coin campagnard de Marchienne Docherie. Je suis agriculteur, mais chirurgien amateur et poète à mes heures. Je suis également, à la Bowette de Beuvrauw, un très grand séducteur. Assis sur mon FIAT 300CV les filles sont en émois. Mes loisirs sont : La chirurgie (en amateur), la poésie et les jeux d’amour et de hasard.
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